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Installer Manjaro en multiboot avec Windows10, en UEFI/GPT, avec deux disques durs

Rédigé par citizenz 11 commentaires

Voila un titre, long, qui résume ma situation !
Ca fait une semaine que je galère avec ça. Après une installation "classique" de Manjaro grâce au live-cd (XFCE), je ne pouvais pas avoir accès à GRUB sauf par l'intermédiaire du live-cd et du menu "Detect EFI boot loaders". Rien avec le boot menu de mon BIOS (F11).

J'avais pourtant pris soin, depuis la réception de mon nouveau matériel quelques jours avant, de désactiver le "Secure Boot" et le "Fast Boot" dans le BIOS de ma carte mère MSI.
Pourtant, avec l'installation d'une Xubuntu (installation qui elle me donne accès à une option pour placer Grub sur la partition de mon choix), tout se passait parfaitement si je choisissais la partition du Windows Boot Loaders pour y installer Grub.

Après pas mal d'hésitations et de tergiversations, et grâce aux commentaires laissés sur ce blog, j'ai compris que :
- dans mon cas, j'installe Linux sur un disque (/dev/sda) et j'ai un autre disque qui possède Windows 10 d'installé (/deb/sdb). Le Wiki de Manjaro ou celui d'Archlinux ne prend pas ce cas de figure en compte dans ces exemples... Et ça m'a bien fait balader !
- même s'il peut être utile de créer une partition EFI/ESP en FAT32 sous Linux (dans le cas ou le disque Windows viendrait à tomber en rade), ca n'est que facultatif et il faut donc "utiliser" la partition du Windows Boot Loaders pour y installer Grub (/dev/sdb2 dans mon cas)

Et voici donc comment je suis parvenu à mes fins. Après l'installation de Manjaro, j'ai booté sur Manjaro grâce au live-cd. Puis j'ai sélectionné "Detect Efi Boot Loaders". On arrive alors dans un menu où, en haut, on voit l'entrée Manjaro. On sélectionne cette entrée et cela nous amène directement sur Grub ! Il n'y a plus qu'a lancer Manjaro !

J'ai ensuite, en console, monté la partition du Windows Boot Loader de Windows 10 en /mnt :

# mount -t vfat /dev/sdb2 /mnt

Dans /mnt, on trouve donc maintenant un répertoire EFI et dedans on a le loader Windows (bootx64.efi).

On installe 2 paquets indispensables pour le multiboot (si cela n'est pas déjà fait) : 

# pacman -S os-prober efibootmgr

Puis on re-installe Grub "au bon endroit" :

grub-install --target=x86_64-efi --efi-directory=/mnt --bootloader-id=Manjaro --recheck 

Puis on n'oublie pas de faire :

# update-grub

et :

# umount /mnt

On reboot enfin le PC et ... BINGO !!! Grub apparait avec 3 lignes : Manjaro, Options avancées pour Manjaro Linux, Windows Boot Manager

Il est donc bien dommage (!) que Manjaro "n'arrive pas" à s'installer "convenablement" dans le cas d'un multiboot avec 2 disques.
Est-ce volontaire ?
Qu'en pensez-vous ?

ProtonVPN : un VPN bientôt pour tous

Rédigé par citizenz 1 commentaire

Depuis quelques jours on voit apparaitre un joli compte-à-rebours sur le site de ProtonVPN.
Déjà accessible par les utilisateurs de Prontonmail version Plus (5 €/mois), protonVPN offre des outils encore perfectibles mais qui laissent augurer d'un futur service au Top.
Sous Windows, protonVPN propose un client graphique très pratique (encore en version BETA) avec un choix aisé d'outils, notamment destinés à sélectionner le "meilleur emplacement" géographique du serveur VPN.
ProtonVPN propose en effet diverses "adresses" de serveurs, que ce soit en France, aux Pays-Bas, aux USA, etc. ou même en Suède.
Sous Gnu/Linux, pas de client dédié et tout se configure (facilement) avec networkmanager et openvpn.
Sous une distribution "debian-like", on installe quelques packages nécessaires :

sudo apt-get install openvpn network-manager-openvpn-gnome

Puis on va chercher les fichiers de config ProtonVPN à cette adresse : https://protonvpn.com/download/ProtonVPN_config.zip
Il vous faut au préalable avoir reçu votre login et votre de mot de passe qui sont disponibles, pour le moment, dans le menu de ProtonMail version payante...
Une fois configuré il n'y a plus qu'à cliquer sur l'adresse du VPN dans le menu Networkmanager et vous verrez le petit cadenas apparaitre dans l'icone de connexion qui vous indiquera que votre VPN est actif.


On peut même évidemment se connecter directement en console :

sudo openvpn ch-01.protonvpn.com.udp1194.ovpn

C'est un exemple si on décide d'utiliser une adresse suisse pour le serveur VPN.

J'utilise protonVPN depuis plusieurs mois maintenant et je trouve que le duo ProtonMail + ProtonVPN sont des outils pratiques et performant.
Il semble que protonVPN ouvre officiellement ses portes dans une dizaine de jours...

A suivre

Monitorer sa carte graphique nvidia sous Gnu/Linux : le ventilateur

Rédigé par citizenz Aucun commentaire

2ème article sur le monitoring du matériel sous Gnu/Linux.

Après avoir passé en revue quelques applis fort sympatiques qui permettent d'avoir un aperçu assez précis, je me penche un peu plus en détails sur la carte graphique, et plus particulièrement sur la carte Nvidia GTX 760. J'imagine que la plupart des cartes nvidia GTX xxx (et autres ?) réagiront de la même manière et les infos données ci-après seront également valables.

Je reviens premièrement et rapidement sur : nvidia-smi. Cette appli en ligne de commande permet d'avoir pas mal d'infos sur la carte graphique (voir article précédent). La documentation officielle vous fournit également pas mal de détails sur l'art et la manière d'utiliser les différentes options de mesure, de contrôle, ...

Le cas du/des ventilateur(s)

Si vous installez les pilotes propriétaires nvidia, vous pouvez également installer (à moins que cela ne soit déjà fait avec le pilote nvidia) l'application nvidia-settings qui vous permettra d'avoir accès facilement aux détails de la carte. Et notamment dans la partie "Thermal settings" aux infos sur la température, le ventilateur (RPM, % speed, ...).

Mais vous ne pouvez pas contrôler la vitesse du ventilo. Comment faire donc si vous avez une appli gourmande en ressources (mining ?) qui vous fait monter en flèche la température (72 °C sur la copie d'écran ci-dessous : minage de Monéro):

Regardez : le pourcentage du ventilo reste bloqué à 43 %. Il doit y avoir un moyen de "débloquer" le ventilo pour augmenter les RPM et et donc refroidire d'avantage la carte, quitte à avoir un peu plus de bruit...

Et bien en fait c'est super simple. Une commande magique aura suffit à faire apparaitre une petite case à cocher dans la partie Thermal settings" de nvidia-settings avec également un accès à une "réglette" qui permet d'ajuster manuellement le poucentage de RPM du ventilo.

Placez-vous dans :

cd /etc/X11

 Puis tapez :

sudo nvidia-xconfig --cool-bits=4

Cette commande va insérer une option (Option "Coolbits" "4") dans votre xorg.conf (section Screens).

Rebootez votre ordi et une fois redémarrez, relancez nvidia-settings, rendez-vous dans la partie Thermal settings et VOILA ! :

Sous la partie "Fan Information", un nouveau cadre est apparu avec une case (Enable GPU Fan Settings) et la fameuse "réglette".

Cochez la case ce qui va vous permettre d'avoir accès à la réglette et d'ajuster le pourcentage de RPM de votre ventilo de carte graphique.

Faites un essai : montez le poucentage à 80 % par exemple, n'oubliez pas de cliquer sur "Apply" et vous entendrez votre ventilo de carte qui va commencer à s'agiter fortement.

Dès que vous n'avez plus besoin du ventilo, décochez la case et tout revient "à la normale".

Cette config n'est pas disponible, évidemment, en ligne de commande. Pour un accès extérieur au PC, avec Teamviewer par exemple, cela devient vitre problématique si votre carte est proche des 100 %. Il restera tellement peu de "puissance graphique" que ça risque de pas mal freezer...

Si vous avez d'autres astuces, des infos, pour régler la carte en ligne de commande, je suis preneur ...

Monitorer son matériel sous Gnu/Linux

Rédigé par citizenz 4 commentaires

Dimanche : j'ai tout fait cramer. En ces jours de forte chaleur précoce (un p'tit 36 °C des familles fin mai, c'est pas banal en bourgogne nivernaise ...)
J'ai reçu du nouveau matos hier (!) et je dois bien dire que je suis un peu tendu niveau température du nouveau système que j'essaie de "monitorer" dans tous les sens...

Pour le moment, c'est du grand bonheur en comparaison de mon ancien CPU (AMD Phenom 2 x6). Mon nouveau Intel I5 7500 ne dépasse pas 42 °C en burn (j'ai fait pas mal de tests).
Certainement, le watercooling installé y fait pour beaucoup (Cooler master - Master Liquid 240).
Par exemple, ma carte graphique que j'ai récupéré de mon ancien ordi (MSI GTX 760) montait à 81 °C en "burn". Elle est à 66 °C en burn actuellement.
Le nouveau boitier (Be quiet! Pure base 600) permet une meilleure circulation de la chaleur : ventilo de 140 devant, ventilo de 120 derrière.

Bref ...

Voici les commandes et applis que j'utilise actuellement pour monitorer mon matériel, plus particumièrement la température :

Carte graphique : nvidia-smi
Nvidia-smi (System Management Interface) permet d'afficher pas mal d'infos sur la carte graphique.
J'affiche les infos de ma carte graphique Nvidia en "live" (température, ventilos, etc.) :

watch -n 0,1 nvidia-smi

Cela m'affiche toutes les secondes les infos de nvidia-smi.
En allant fouiller sur le site officiel, vous trouverez plein de commandes à rallonge pour comléter les informations recueillies, du style : 

nvidia-smi -i 0 -q -d MEMORY,UTILIZATION,POWER,CLOCK,COMPUTE
nvidia-smi -q -g 0 -d UTILIZATION -l

CPU : lm-sensors
Pour le CPU (et ses 4 cores), j'utilise le traditionnel lm-sensors qui vous trouverez sur quasiment toutes les distrib.
Sous Debian-like: apt install lm-sensors
Puis lancez : sensors-detect
Vous pouvez quasiment répondre Yes à chaque question ou suivre les recommandations de l'appli (le yes ou le no est en majuscule quand il s'agit de l'option par défaut).

Disque dur : hddtemp
Pour le/les disque(s) dur(s), encore une app bien connue : hddtemp.
Sous Debian-like : apt install hddtemp
Vous lancez hddtemp en lui fournissant simplement l'emplacement du disque à monitorer, par exemple :  hddtemp /dev/sda

Attention toutefois, je n'ai aucun retour d'info pour disque en /dev/sda qui est un SSD (Samsung) :

/dev/sda: Samsung SSD 840 Series :  pas de capteur

Mon disque en /dev/sdb (disque dur "classique") me renvoie quant à lui les bonnes infos :

/dev/sdb: ST31000524AS: 35°C

Disque dur : smartctl
Un peu moins connu (en ce qui me concerne en tout cas), smartctl permet d'afficher des infos détaillées sur les disques.
Sous Debian-like (Ubuntu en l'occurence) : apt install smartmontools
Vous pouvez également installer smart-notifier.

On "active" Smart sur le disque :

sudo smartctl --smart=on --offlineauto=on --saveauto=on /dev/sda

Puis on affiche les infos grace à la commande suivante :

smartctl -a /dev/sda

Voici un extrait des infos (longues !) qui me sont retournées :

smartctl 6.5 2016-01-24 r4214 [x86_64-linux-4.8.0-53-generic] (local build)
Copyright (C) 2002-16, Bruce Allen, Christian Franke, www.smartmontools.org
=== START OF INFORMATION SECTION ===
Model Family:     Samsung based SSDs
Device Model:     Samsung SSD 840 Series
Serial Number:    S19HNEAD503664K
LU WWN Device Id: 5 002538 55033ae22
Firmware Version: DXT08B0Q
User Capacity:    120 034 123 776 bytes [120 GB]
Sector Size:      512 bytes logical/physical
Rotation Rate:    Solid State Device
Device is:        In smartctl database [for details use: -P show]
ATA Version is:   ACS-2, ATA8-ACS T13/1699-D revision 4c
SATA Version is:  SATA 3.1, 6.0 Gb/s (current: 6.0 Gb/s)
Local Time is:    Wed May 31 09:46:33 2017 CEST
SMART support is: Available - device has SMART capability.
SMART support is: Enabled
...

On peut aussi utiliser des combinaisons d'options comme :

smartctl -d ata -A /dev/sda | grep -i temperature

Ou même afficher des infos sur l'état actuel d'un disque :

smartctl -s on -a /dev/sda

Enfin, n'oubliez pas de lancer le daemon smartd qui n'est pas actiivé par défaut sous Ubuntu.
Éditez le fichier /etc/default/smartmontools et décommenter la ligne :

start_smartd=yes

... puis démarrez le service en tapant :

sudo /etc/init.d/smartmontools start

Découverte de Libre OS USB

Rédigé par citizenz 3 commentaires

Libre Expert (entreprise du Numérique libre située à Clermont‐Ferrand) lançait il y a un peu plus de 2 ans le projet Libre OS USB.
L’idée était simple : proposer une clef USB amorçable GNU/Linux, francisée, avec persistance des données, qui pourrait démarrer sur tout PC d’architecture 64 bits, y compris les dernières générations ayant un BIOS UEFI avec Secure boot.
Un article était publié sur LinuxFr.org et une campagne de financement participatif (pour moi ça sera crowd-funding) était lancée sur le site Ulule.

Après quelques ajustements dans les versions suivantes, le produit semble arriver à maturité. Aujourd'hui, c'est une Ubuntu 17.04 Zesty Zapus 64 bits qui sert de base au projet.
C'est une version d'essai que j'ai pu tester. En effet, la version finale n'est pas encore "publique" et l'auteur attend la fin du crowd-funding pour proposer un lien depuis le site même consacré à Libre OS USB qui est un des objectifs de la campagne...

Le test :
Pour créer la clé (de minimum de 16Go), on utilise (sous Linux) la commande "dd" avec ses paramètres, ou "Rufus" sous Windows en mode "dd".
Pour profiter de l'espace d'un périphérique d'une capacité supérieure à 16Go, il est recommandé d'agrandir la partition "HOME" de Libre OS USB à l'aide de l'utilitaire GParted en conservant la partition en "HIDDEN".
Attention à ne pas faire cette opération depuis le système Libre OS USB en fonctionnement, mais depuis un autre système.

Une des particularités de ce liveCD (euh non "live-USB" !) est l'utilisation d'une partition /home cryptée. C'est le gestionnaire Gnome ENCFS qui se charge de gérer les "cachettes".
Etonné, car je découvre comme un "bleu" ce type de système. Plutôt pas mal pour garder ses données "au chaud". Evidemment, la clé garde les infos sur la partition /home qui est d'ailleurs créée pour cela. Donc si vous utilisez la clé sur un portable "A" elle sera évidemment réutilisable avec toutes vos données sur un PC "B". Très pratique en cas de "nomadisme informatique".
La clef est capable de démarrer aussi bien en mode UEFI/Secure Boot (Nouvelle génération) qu'en mode Classique (Legacy/CSM) tout en conservant la persistance des données.

Le seul bémol pour moi a été de trouver une clé USB de 16 Go ou plus. Je sais : de nos jours c'est ultra commun d'avoir ce type de périphérique mais voila... J'ai du soudoyer mon fils à grand renfort de Kinder Bueno afin de disposer d'une clé USB de 16 Go pour le test.

Le reste du système est relativement "commun" : c'est du Ubuntu pour la base, c'est du Mate pour le bureau et ça fonctionne plutôt bien. La fluidité de tout le système dépend évidemment de la clé que vous utilisez et du PC support. Il faudra être patient sur certains matériels ...

Une difficulté aura aussi été de pouvoir démarrer le PC sur USB. Je sais : il ne faut pas être sorti de "Saint-Cyr". Mais bon : visiblement mon PC portable HP Pavilion G6 n'aime pas beaucoup les clés USB. Il aura aussi fallu l'amadouer à grand renfort de F2 et F11 pour arriver à lui indiquer le "bon chemin".

Au final, et pour faire court, avec Libre OS USB, on se retrouve avec un "bureau ambulant" de quelques grammes seulement. On branche la clé USB sur n'importe quelle machine et on dispose d'un environnement de bureau moderne et rapide, capable de se connecter à Internet avec tous les outils courants.
Grâce à la persistance des données vos paramétrages sont conservés et vos données aussi ! Utile également si vous avez un ordinateur "planté", grâce à cette clef, vous accédez à vos disques et pouvez récupérer vos données facilement.

Patrick, auteur du projet, informaticien indépendant, essaie de vivre du modèle économique de certains projets libres. Il développe Libre OS USB et cherche à promouvoir le projet pour financer ses développements par crowd-funding.
On voit bien évidemment les différentes possibilités et qualités de ce projet qui vaut bien un petit détour par le site web de l'auteur.

Rappel des liens de l'article :
- Vous pouvez contacter Patrick Fox à l'adresse suivante : patrick.fox AT libre-expert.com
- Page du financement participatif : https://www.kickstarter.com/projects/965919991/free-libre-os-usb
- Site web de l'auteur : http://www.libre-expert.com

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