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UEFI m'a tuer

Rédigé par citizenz 23 commentaires

Je vous présente UEFI : le standard Unified Extensible Firmware Interface (UEFI, "Interface micrologicielle extensible unifiée") définit un logiciel intermédiaire entre le micrologiciel (firmware) et le système d'exploitation (OS) d'un ordinateur.
Interface logicielle désormais commune à tous les ordinateurs récents, particulièrement ceux vendus depuis 2010, elle vient se placer entre le micrologiciel (firmware) et le système d'exploitation pour permettre de contrôler les paramètres de l'ordinateur.
A ce titre, elle remplace la traditionnelle interface du BIOS. Puisqu'il s'agit d'un système différent du BIOS, il est important de comprendre ce qu'est l'UEFI avant d'entreprendre l'installation de Linux, ... nous dit le wiki d'Ubuntu, de Manjaro ou même Wikipedia.

Je vous avais dit que mon ordi avait "cramé", il y a déjà quelques jours et que j'avais reçu du nouveau matos.
Donc changement de config : ma carte mère, tout nouvelle et fraîche (MSI B150 PC MATE) affiche un menu permettant de sélectionner une option "Windows 8.1/10" qui active l'EFI, le fast startup et le "Secure boot". Le "Secure boot", cette merveille d'invention qui permet aux linuxiens entre autres de se faire des cheveux blanc avant l'âge.
Mais cela implique aussi un changement (gros !) : la table de partition est désormais en GPT (Guid Partition Table). Adieu la table msdos et le MBR !
Cela implique également un changement dans la manière de faire booter l'OS...
Il faut désormais créer une partition de boot dédiée avec un fichier .efi.
Windows 10 utilise ce type de partition : ESP (EFI System Partition, formatée en FAT32).
(PS pour les connaisseurs : ESP, c'est pas la marque de la guitare d'Adrian Smith).
Bref autant dire que quand on a passé les 6 dernières années sur un bon vieux AMD Phenom II X6 et une version famille de Windows 7, on arrive dans un monde étrange ! :)

Je sais : je ne suis pas doué :/ J'ai mis plus de 48h avant de piger la bonne config de ma carte mère (le coup du "Secure Boot", je l'ai pas vu venir !) et avant de piger que par défaut Manjaro Linux ... n'installe pas Grub au bon endroit (en tout cas, je ne sais pas faire !).
En effet, après avoir installé Windows 10 sur mon disque sdb (disque 1To) j'ai souhaité installer Manjaro Linux sur mon disque sda (SSD 128 Go).
Mais en utilisant l'installateur graphique plus l'option "Effacer tout le disque", même si l'installation se passe sans problème, c'est au reboot que ça ne va plus : pas de GRUB ! :/ Ca reboot sous Windows 10 comme si de rien n'était.
Ni une, ni deux, je vais dans le BIOS vérifier mon Boot Menu : pas de disque SSD avec Manjaro, rien ! Il n'apparait pas.
Pourtant, grâce au Live-CD de Manjaro, je peux aller dans "Detect EFI boot loaders" et ma partition EFI Manjaro apparait en (hd0, gpt1). En validant cette entrée, j'arrive sur Grub... qui m'ouvre Manjaro...

Même soucis d'ailleurs, en passant par le menu de partitionnement "Autre" et en partitionnant tout à la main. Même punition.
En fait, j'ai peut-être mal vu, mais je n'ai pas trouvé de menu pour Grub qui permet généralement de choisir où Grub doit être installé. Et, d'après quelques renseignements et infos glânés ici et là, il faudrait que Grub soit installé sur la partition du Windows Boot Manager, c'est à dire pour moi en sdb2.

J'ai eu l'idée de faire un test avec Xubuntu. Installation sur le SSD. Et là il y avait un menu pour Grub. J'ai donc choisi d'installer Grub sur sdb2 et au reboot : BINGO ! Aucun problème, j'avais le Grub avec Ubuntu, Windows 10 (Windows Boot Loader).

Donc il y a certainement une manière de faire pour Manjaro et Arch Linux mais je ne l'ai pas encore trouvée.
Faut-il après l'installation reinstaller Grub avec quelques "commandes magiques" ? Quelles sont-elles ?
Je vous laisse, je découvre Xubuntu avec ses bons et ses mauvais côtés mais dès que possible, je retourne sous Arch !

Ben oui, on ne se refait pas !

Découverte de Libre OS USB

Rédigé par citizenz 3 commentaires

Libre Expert (entreprise du Numérique libre située à Clermont‐Ferrand) lançait il y a un peu plus de 2 ans le projet Libre OS USB.
L’idée était simple : proposer une clef USB amorçable GNU/Linux, francisée, avec persistance des données, qui pourrait démarrer sur tout PC d’architecture 64 bits, y compris les dernières générations ayant un BIOS UEFI avec Secure boot.
Un article était publié sur LinuxFr.org et une campagne de financement participatif (pour moi ça sera crowd-funding) était lancée sur le site Ulule.

Après quelques ajustements dans les versions suivantes, le produit semble arriver à maturité. Aujourd'hui, c'est une Ubuntu 17.04 Zesty Zapus 64 bits qui sert de base au projet.
C'est une version d'essai que j'ai pu tester. En effet, la version finale n'est pas encore "publique" et l'auteur attend la fin du crowd-funding pour proposer un lien depuis le site même consacré à Libre OS USB qui est un des objectifs de la campagne...

Le test :
Pour créer la clé (de minimum de 16Go), on utilise (sous Linux) la commande "dd" avec ses paramètres, ou "Rufus" sous Windows en mode "dd".
Pour profiter de l'espace d'un périphérique d'une capacité supérieure à 16Go, il est recommandé d'agrandir la partition "HOME" de Libre OS USB à l'aide de l'utilitaire GParted en conservant la partition en "HIDDEN".
Attention à ne pas faire cette opération depuis le système Libre OS USB en fonctionnement, mais depuis un autre système.

Une des particularités de ce liveCD (euh non "live-USB" !) est l'utilisation d'une partition /home cryptée. C'est le gestionnaire Gnome ENCFS qui se charge de gérer les "cachettes".
Etonné, car je découvre comme un "bleu" ce type de système. Plutôt pas mal pour garder ses données "au chaud". Evidemment, la clé garde les infos sur la partition /home qui est d'ailleurs créée pour cela. Donc si vous utilisez la clé sur un portable "A" elle sera évidemment réutilisable avec toutes vos données sur un PC "B". Très pratique en cas de "nomadisme informatique".
La clef est capable de démarrer aussi bien en mode UEFI/Secure Boot (Nouvelle génération) qu'en mode Classique (Legacy/CSM) tout en conservant la persistance des données.

Le seul bémol pour moi a été de trouver une clé USB de 16 Go ou plus. Je sais : de nos jours c'est ultra commun d'avoir ce type de périphérique mais voila... J'ai du soudoyer mon fils à grand renfort de Kinder Bueno afin de disposer d'une clé USB de 16 Go pour le test.

Le reste du système est relativement "commun" : c'est du Ubuntu pour la base, c'est du Mate pour le bureau et ça fonctionne plutôt bien. La fluidité de tout le système dépend évidemment de la clé que vous utilisez et du PC support. Il faudra être patient sur certains matériels ...

Une difficulté aura aussi été de pouvoir démarrer le PC sur USB. Je sais : il ne faut pas être sorti de "Saint-Cyr". Mais bon : visiblement mon PC portable HP Pavilion G6 n'aime pas beaucoup les clés USB. Il aura aussi fallu l'amadouer à grand renfort de F2 et F11 pour arriver à lui indiquer le "bon chemin".

Au final, et pour faire court, avec Libre OS USB, on se retrouve avec un "bureau ambulant" de quelques grammes seulement. On branche la clé USB sur n'importe quelle machine et on dispose d'un environnement de bureau moderne et rapide, capable de se connecter à Internet avec tous les outils courants.
Grâce à la persistance des données vos paramétrages sont conservés et vos données aussi ! Utile également si vous avez un ordinateur "planté", grâce à cette clef, vous accédez à vos disques et pouvez récupérer vos données facilement.

Patrick, auteur du projet, informaticien indépendant, essaie de vivre du modèle économique de certains projets libres. Il développe Libre OS USB et cherche à promouvoir le projet pour financer ses développements par crowd-funding.
On voit bien évidemment les différentes possibilités et qualités de ce projet qui vaut bien un petit détour par le site web de l'auteur.

Rappel des liens de l'article :
- Vous pouvez contacter Patrick Fox à l'adresse suivante : patrick.fox AT libre-expert.com
- Page du financement participatif : https://www.kickstarter.com/projects/965919991/free-libre-os-usb
- Site web de l'auteur : http://www.libre-expert.com

Feren OS : la distribution Gnu/Linux qui va vous faire quitter Windows

Rédigé par citizenz 8 commentaires

Feren OS est une distribution Gnu/Linux de type "desktop" basée sur Linux Mint.
Feren OS est livré avec l'environnement de bureau Cinnamon et comprend la couche de compatibilité WINE pour l'exécution des applications Windows. La distribution est également livrée avec WPS (traitement de texte, tableur, ... compatible avec Microsoft Office) et le navigateur Web Vivaldi.

Feren OS est une distribution Linux esthétiquement sympa et bien fournie en applications (c'est le moins qu'on puisse dire) et qui se positionne comme un remplaçant idéal pour Microsoft Windows ou MacOS.
En fait, Feren OS est ... "impressionnant" et pourrait bien séduire nombre d'utilisateurs, y compris les linuxiens.

A mon sens, le seul inconvénient de cette distrib est qu'on ne choisit pas son environnement de bureau : c'est Cinnamon. Point barre.
Evidemment vous aurez le choix par la suite d'installer un autre environnement de bureau... mais encore faut-il savoir le faire... quand on considère le public cible prioritaire.

Feren OS est également très facile à installer. Quelques étapes suffisent à faire tourner la distrib... Cela la rend adaptée à ceux qui migrent vers Linux ou du moins vers ce système d'exploitation.
Feren OS propose une bonne liste d'applications dans tous les domaines. La distrib dispose de plusieurs lanceurs spécialisés pour installer et configurer des applications en un seul clic de souris.

Feren OS 2017.0 "Murdock" a été publié ce mois-ci. Elle est basée sur l'édition Linux Mint (donc ... Ubuntu).
Feren est un nouvel arrivant sur le terrain des distributions Gnu/Linux, apparu fin de 2015. Depuis, Feren OS a acquis une maturité importante.
On pourrait même dire que cette distribution possède sa personnalité propre, plutôt agréable dans l'ensemble et donc vous n'aurez pas l'impression d'utiliser un énième clone de Mint.
La personnalisation de l'environnement de bureau Cinnamon lui confère une atmosphère vraiment atypique, vraiment différente de celle de Linux Mint Cinnamon.

Feren OS est directement utilisable après l'installation - mais il y a un Hic ! Il va vous falloir un bon PC, c'est à dire assez costaud en RAM, CPU et carte graphique (compter 8 Go de RAM pour être tranquille). Sous Virtualbox, lors de mes tests, je dépassais les 6 Go de RAM, sans rien faire, juste déplacer les fenêtres). Vous aurez également besoin d'au moins 20 Go d'espace disque (18,2 Go très exactement selon certaines sources...) dur pour l'installation. Au final donc, 8 Go de RAM ne seront pas superflus pour faire tourner l'ensemble de manière fluide.

Déjà, le fichier ISO est d'une bonne taille (3,6 Go). Pas vraiment plus que la normale comparé aux autres distrib "tout compris", mais il va falloir vous armer de patience si vous avez une connexion "standard".

Feren OS est complet (drivers, applications pour tous types de travaux, etc.). Cela en fait une plate-forme très intéressante.
On pourrait dire que Feren OS est une distribution "de transition" depuis Windows 10 (Win 7, ...). WINE vient compléter les atouts de cette distrib permettant l'exécution d'applications Windows.

Comme vu plus haut, la distribution est livrée avec WPS (suite office). Elle propose également Vivaldi par défaut (navigateur) mais vous pouvez utiliser l'outil Zorein Web Browser Manager pour désinstaller facilement le navigateur Vivaldi et le compléter ou le remplacer par plusieurs autres navigateurs.
Zorein Web Browser Manager parait très utile pour les utilisateurs inexpérimentés. Il évite de mettre les mains dans le Software Center, Synaptic ou de faire le boulot manuellement... PlayOnLinux et Steam vous attendent également dans le menu.

Et là on découvre que Zorin Linux a constitué une base solide pour cette distrib. De plusieurs façons, Feren OS est plus proche de Zorin Linux que de Linux Mint. Feren OS n'est pas une copie de Zorin non plus. Zorin exécute le Zorin Desktop 2.0, une intégration interne du shell GNOME. L'apparence de GNOME 3 est loin de l'apparence de Cinnamon dans Feren OS.

Si vous n'êtes pas familier avec le bureau Cinnamon (c'est mon cas : j'utilise XFCE), vous ne devriez pas avoir beaucoup de mal à vous y retrouver. Le bureau Cinnamon est facile à utiliser, en particulier grâce à toutes les fonctionnalités personnalisées ajoutées par le développeur de Feren OS.

C'est assez sympa (en ce qui me concerne) d'avoir accès au "Themer" de Feren OS (icone sur le bureau). Vous pouvez passer d'un look windows 10 à windows 3.1 (!), d'un traditionnel Numix à Chrome OS ou même Mac OS. La distribution télécharge les icones "qui vont bien" juste après l'installation, au premier démarrage.

Bref, Feren OS n'est pas une révolution en soit mais peut permettre à pas mal de monde de franchir le pas de Windows vers Gnu/Linux.

J'ai eu oui dire que ces derniers temps avec le virus Wanacrypt, pas mal de monde voulait changer de crèmerie (j'ai déjà 2 demandes dans ma famille).

Merci Wanacrypt ???

PS : après quelques tests supplémentaires, il est possible d'avoir une consommation de RAM tout à fait "correcte"...

Torrent dispo sur freetorrent.fr : http://www.freetorrent.fr/feren-os-2017-0-x64-iso

[ACTU] Plus de guest-session avec Lightdm sous Ubuntu

Rédigé par citizenz Aucun commentaire

Il n'y a plus de guest-session jusqu'à nouvel ordre sous Ubuntu (16.10 et 17.04) et Lightdm (display manager). Il semble qu'il y ait un gros problème de sécurité, notamment si un "assaillant" (!) a un accès physique à la machine.

A lire ici : http://www.omgubuntu.co.uk/2017/05/ubuntu-guest-sessions-login-disabled et surtout ici https://bugs.launchpad.net/ubuntu/+source/lightdm/+bug/1663157 où ça discute sec !

J'utilise personnellement Lightdm mais sous ArchLinux. A voir si cette "vulnérabilité" touche l'ensemble des systèmes et des distributions ou s'il s'agit d'un soucis isolé à Ubuntu qui possède, je crois, sa propre version de Lightdm...

Plusieurs distributions Gnu/Linux affectées par un gros bug dans systemd ?

Rédigé par citizenz Aucun commentaire

Lu sur : https://linux.slashdot.org/story/16/10/01/2155209/multiple-linux-distributions-affected-by-crippling-bug-in-systemd?utm_source=rss1.0mainlinkanon&utm_medium=feed

Andrew Ayer, admin système, a découvert un "potentiel bug critique dans sytemd" qui peut faire tomber un serveur linux vulnérable en une seule commande... Une histoire de PID 1 qui freeze le système et on ne peut plus redémarrer ou arrêter les daemons. Les services de type inetd n'acceptent plus aucune connexion. Des distrib comme Debian, Ubuntu ou CentOS sont potentiellement vulnérables. Le bug semble exister depuis plus de 2 ans et ne demande absolument pas d'avoir les droits root... A SUIVRE.

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